956

Cela fait aujourd’hui quarante-cinq ans que mon corps
Et mon esprit firent de concert leur apparition
En ce monde ce nombre évidemment comme la vie
Qu’il prétend chiffrer n’a aucune signification
Et l’âge est l’éminence sur laquelle je me porte
Pour saisir la façon qu’a mon temps de grandir j’embrasse
La surface de ce temps le seul véritable où passe
Ma pensée promenant ses feux délestant ma mémoire

7 réponses à “956”

  1. gab a écrit:

    Pas sûr que tout cela n’ait aucune signification.
    Même cela n’est pas sûr, hélas, ou tant mieux, cela aussi je ne le sais pas.
    Ce qui parait être sûr c’est la nécessité de se délester de sa mémoire. Guillotiner son passé, dit Louise Bourgeois.
    “Tuez vos parents”, scandaient des lycéens manifestant l’autre jour dans la rue.

  2. Loic M a écrit:

    “Guillotiner son passé”, hum, j’aime bien Louise Bourgeois mais je n’aime guère cette expression, sans doute me rappelle-t-elle trop le “liquider 68″ du président français actuel.
    Pour moi, le fait de se délester ne suppose pas l’exécution du passé mais, ce qui est différent, un changement profond de rapport à celui-ci. Il s’agit bien d’une révolution, d’une rupture, mais lente.
    “Tuer ses parents”, comme dirent à raison les lycéens que tu évoques, dans tous les sens du mots parents, ça suppose quand même de les voir tels qu’ils sont, et c’est très long.
    Bref, le passé, pour le déplomber, faut se le coltiner!

  3. Coïncidence troublante a écrit:

    Mon papa était né un 27 mars comme toi, c’était un homme sage, un prince, un aristocrate parce que son âme était noble, il est mort très jeune à 95 ans, il est parti doucement, sur la pointe des pieds, malicieusement et lucidement. On n’a pas toujours envie de tuer ses parents ou pas les deux ou pas tout de suite ou pas maintenant.
    Moi je crois aux nombres et à leur sens profond, aux messages qu’ils nous délivrent, aux coïncidences aussi anecdotiques soient elles, aux bonnes étoiles et aux fées, bon anniversaire Loîc!

  4. Loic M a écrit:

    Merci à toi, jolie fée,
    pour ce commentaire.

  5. YM a écrit:

    Ce 27 mars, moi, j’en étais à quarante-sept ans et un jour. Quarante-sept ans, un jour, et rien à en dire (dois-je m’en féliciter ?), rien, sauf le plaisir d’avoir lu quelques mots de Loïc, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps.

  6. Claudine a écrit:

    votre niveaux de langue me parait tout simplement MAGNIFIQUE , en effet , il reste une part de plaisir a la lecture de ces quelques ligne. Loïc Miget, je souhaiterais , sauf si c’est deja fait , que votre talent soit exposer au monde actuelle , ce talent qui , a la lecture de votre poeme , me fait frissoner telle une abeillle virevoltant les cieu de mon passer ! , profitez en tant que vous le posseder encore pour EXPOSER SE TALENT

  7. Loïc M a écrit:

    Merci Claudine.

    Quand j’aurais terminé ce décompte poétique (ça va prendre encore un certain temps), j’essaierai sans doute de le faire publier. Peut-être aussi ferai-je un jour quelquechose des poèmes figurant sur mon “poème-blog”.
    Pour l’heure, j’attends l’inspiration qui me fera poursuivre ces brèves notations, comment dirais-je, intempestives et calmes à la fois.

    Que la vie vous soit propice!

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