Tout me parle du temps impassible invisible
Tout m’intime d’écrire à propos de ce temps
Intensif qui charrie les phrases les silences
Corrosifs dont je suis l’insolite incidence
Mais tenant longuement dans mes mains cette page
Je ne vois que motifs impérieux de ne pas
Mot à mot reproduire ici ma corrosion
Seule peut-être enfin l’idée que le silence
Est plus caustique que l’inexacte enfilade
Des mots me détermine à produire une phrase

corrosion

Ambitieux de ne pas réassortir pour l’heure
Mes souvenirs si faux mes phrases familières
Dont le maillage obscur fait que le temps se fige
Je laisse du présent les paroles possibles
Malgré cette réserve et cette certitude
Que le mensonge englue leurs ailes désirables
Se disputer l’envol de ma main et le geste
D’écrire se refait sous mes yeux incrédules
Un homme à ce moment traverse l’esplanade
Comme le temps qui passe et comme le désir

maillage

3 réponses à “”

  1. niouk a écrit:

    Le temps! Si seulement nous pouvions le contrôler! Pourquoi donc parfois s’enfuit il si vite? et d’autre fois stagne t-il alors que nous voudrions le voir filer rapidement? Souvent nous prennons notre temps sans trop penser qu’un jour il pourrait nous manquer, qu’il pourrait s’arrêter avant que nous ayons fini tout ce que nous avions programmé, que nous ayons dit au gens qui nous entoure combien on peut les aimer…

  2. niouk a écrit:

    le temps ! cinq ans on coulé
    je suppose que cette époque était difficile
    je retrouve des écrits dits fossiles
    enfin des années aprés
    je propose un autre sujet
    le ressentiment

  3. Loic M a écrit:

    Cinq ans…
    Je n’en reviens pas…
    Je n’écris plus beaucoup…
    Tout occupé à faire…
    De moi-même un autre homme…
    Qui peut-être écrira…
    Tout autre chose…
    Ou pas…
    Quant au ressentiment…
    C’est la source du mal…
    L’ennemi principal…

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